Le train

Symbole de la révolution industrielle, la gare présente dans le panorama n’est autre que celle de Saint Lazare. L’artiste peint la verrière transparente mais rendue opaque par les fumées de vapeur ; un train noir s’en échappe avec son panache de fumée bleue.

Il rend hommage à Claude Monet en prenant le modèle de cette gare rendue célèbre par la série de peintures que ce dernier avait exécuté en 1877.  Dans sa jeunesse havraise, Monet fut l’impressionniste auquel Dufy se rattacha avant que la leçon de Matisse et du fauvisme lui fasse abandonner cette voie : « […]  Je compris toutes les nouvelles raisons de peindre et le réalisme impressionniste perdit pour moi son charme à la contemplation du miracle de l’imagination introduite dans le dessin et la couleur. » (Marcelle Oury) et d’ajouter, «  A partir de ce jour-là il me fut impossible de revenir sur les luttes stériles avec les éléments qui s’offraient à ma vue. Ces éléments, il n’était plus question de les représenter sous leur forme extérieure. » (Marcelle Berr de Turique)

La gare Saint-Lazare, Claude Monet, 1877

La gare Saint-Lazare, Claude Monet, 1877

Haut de page