La Révolution industrielle

L’exploitation de la forêt bénéficie du progrès. Moins démonstratif que la représentation de la viticulture et des moissons, Dufy montre les scieurs de long dont le travail sera exécuté par la machine électrique dans les scieries.

La Fée Electricité

On devine plus haut les péniches à vapeur transportant les matériaux transformés qui naviguent jusqu’au port. Les rives des boucles de ce fleuve, la Seine probablement, se parent d’usines jusqu’à la mer. 

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Les moyens de transports se diversifient avec les voies ferrées, les routes fluviales et terrestres avec de nouveaux loisirs comme les courses cyclistes, qu’on aperçoit devant une rangée d’arbres, allusion discrète au tour de France. Le paysage se densifie et perd de sa coloration jaune vert pour un grand aplat rouge : l’industrie se met en place avec son chapelet d’habitations ouvrières et d’usines fumantes. Les villes surgissent et la campagne se fait plus discrète, surprenant un vol d’oiseaux.

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Dufy a visité de nombreux sites industriels et s’est documenté sur les réalisations françaises remarquables de son temps. Il peint ainsi le château d’eau de Villiers en Cauchies construit en 1930, rappelant que l’électricité et l’eau courante qui se développent dans l’entre-deux-guerres ont participé à l’amélioration de la vie quotidienne. Il dessine au-dessus les terrils du bassin minier, sans doute Lens, entre lesquels se blottissent les petites habitations ouvrières.

Terrils

Terrils de Loos-en-Gohelle, Compagnie des mines de Lens

A côté, il déploie les bouches béantes rougeoyantes et fumantes des centrales à charbon, peut-être celles du Creusot ; encore au-dessus, on aperçoit les fameux « sheds » de l’industrie textile.

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Enfin, tout en haut, la mer est parcourue par des bateaux à voile et des cargos noirs à vapeur qui avaient fait leur apparition dans les tableaux des années 20 et 30. C’est au moment de la guerre de 1939-1945 que ce thème Le cargo noir reviendra en force, évoquant le port du Havre, sa ville dont il appréciait la vie portuaire et industrieuse, se remémorant l’invitation au voyage d’un Claude Gellée.

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