La fête du 14 juillet

Quittant le monde du fer, Dufy se consacre à la partie « sons et lumières », comme il la désigne dans une interview. Après avoir évoqué les réalisations techniques et industrielles, il s’agit ici de montrer les nouveaux loisirs amenés par les progrès techniques dans ce domaine. Il commence par un sujet qui lui est cher depuis sa période fauve : le 14 juillet avec ses rues pavoisées de drapeaux français et les bals populaires.

Le 14 juillet, Raoul Dufy, vers 1912

Le 14 juillet, Raoul Dufy, vers 1912

Il mêle ici les deux thèmes, dans une atmosphère rose-orangé, et peint des chapelets d’ampoules qui éclairent les danseurs très rapidement esquissés dans la rue pavoisée de deux drapeaux bleu, blanc, rouge.

L’allusion à la France est assez présente dans la Fée électricité : l’artiste la jalonne de drapeaux français sur le fronton d’une usine ou sur la queue d’un avion surgissant dans la nuit à l’extrémité de la grande décoration.

La Fée Electricité La Fée Electricité

Dufy participe à l’exposition internationale des arts et techniques dont l’objectif est de concilier le beau et l’utile, l’art et la technique. C’est aussi la fibre patriotique qui pousse Dufy ainsi que les dirigeants de la compagnie parisienne d’électricité à évoquer ses réalisations françaises récentes les plus remarquables, dans une période de crise économique secouée par les grèves et les tensions internationales.

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